Plus de 200 millions d'enfants contraints de travailler pour survivre

Au-delà des slogans qui réveillent notre indignation en cette Journée internationale contre le travail des enfants, je suis profondément indigné. Quand l’enfant, symbole de la dignité humaine, est bafoué, c’est le sens même de la vie qui est bafoué. Honte à nous et à notre monde "civilisé" car malgré nos petits efforts, nous sommes tous coupables.

 

L’Organisation Internationale du Travail annonce que 215 millions d’enfants sont toujours contraints à travailler pour survivre dont près de 9 millions sont soumis au pires formes de travail : prostitutions, enrôlement dans des forces armées, pornographie, servitude pour dette etc… L’esclavage n’a pas disparu puisque 5,7 millions de jeunes sont forcés à travailler!

 

Malheureusement dans beaucoup de pays ces enfants ne sont pas recensés et aux yeux de l’Etat ils n’existent pas. Pour reconnaître les problèmes de l’enfant, il faut reconnaître son existence.  C’est pourquoi en tant qu’Echevin de la Solidarité Internationale, j’essaie maintenant depuis 6 ans de renforcer l’administration en charge de l’état civil, dans le cadre du partenariat entre la Ville de Bruxelles et la Ville de Kinshasa. En 2003, dans les quartiers où nous sommes actifs, on dénombrait seulement 17.216 actes de naissances par an. Aujourd’hui, nous sommes à près de 50.000. Cela permet une plus grande efficacité des services d’état civil et donc un meilleur service public, ainsi qu’une meilleure collaboration entre les services d’état civil et, par exemple, les chefs de quartier ou les hôpitaux.

 

Une action que nous continuons aujourd’hui avec la construction de 3 maison de quartiers pour que ces enfants soient reconnus et pour que nous puissions lutter plus efficacement pour éradiquer le travail forcé.

 

Bertin MAMPAKA

Vice-président du Parlement bruxellois

Echevin de la Soldiarité internationale de la Ville de Bruxelles

Share this post

Facebook Friends